YOUPASS - convertir le crédit téléphonique en monnaie ! : Partenaire RealityGaming.fr

Test de Portal 2 sur PC

Statut
N'est pas ouverte pour d'autres réponses.

MuratDesigns

Ancien admin
Ancien staff
Inscrit
28 Février 2011
Messages
2 748
J'aime
2 009
Points
5 446
Reply from MuratDesigns Jeux-vid√©o Autres Jeux ūüéģ : Test de Portal 2 sur PC #1
Attention, chef-d'oeuvre en approche. Si certains doutaient de l'int√©r√™t d'offrir une suite √† Portal, petit bijou unique en son genre, Valve leur prouve √† quel point ils avaient tort. Portal 2 est sans doute l'un des jeux les plus intelligents, originaux et dr√īles qui ait vu le jour depuis de nombreuses ann√©es. Immanquable, tout simplement.

En guise de pr√©ambule, sachez que l'on t√Ęchera d'√©viter toute forme de spoiler dans ce test, ne soyez donc pas √©tonn√© si, par moments, les descriptions vous semblent un peu vagues. Il serait ensuite bon de rappeler bri√®vement le contexte de Portal 2 qui se d√©roule une bonne centaine d'ann√©es apr√®s le premier volet. En guise de r√©compense pour avoir brillamment r√©ussi les tests du centre d'enrichissement personnel d'Aperture Science, Chell se r√©veille dans une chambre en piteux √©tat et fait la connaissance de Wheatley, robot tout rond charg√© de veiller sur les sujets de test endormis. Une rencontre hilarante qui pr√©figure la suite de vos rapports avec ce qui aurait pu √™tre le 7√®me membre des Monty Pythons. Sans entrer dans les d√©tails, une sombre catastrophe et un abandon total des lieux ont fait du centre une ruine que vous allez vous efforcer de quitter. Ce que votre vieille amie GLaDOS ne vous laissera pas faire, vous vous en doutez. Pour vous, l'aventure d√©butera dans ces restes d√©labr√©s qui vous donneront l'occasion de visiter les coulisses du centre et d'en d√©couvrir la colossale logistique, une usine √† gaz d√©mesur√©e qui ne fait que renforcer l'absurdit√© de ce complexe. Puis progressivement, le r√©veil de GLaDOS sera accompagn√© de la reconstruction des lieux et de la mise en place de salles toutes neuves et pleines de nouveaux jouets.

Dans le premier Portal, Valve trouvait le moyen de nous retourner le cerveau avec un seul outil : le portal gun capable de cr√©er un passage entre deux points. Dans cette suite, vous avez droit √† un paquet de nouvelles features. Les lasers permettent d'activer un interrupteur et peuvent √™tre d√©tourn√©s √† l'aide de cubes optiques et projet√©s via un portail, les faith plates (des bumpers) vous propulsent vous ou un objet dans les airs. Ca, c'est basique. Ensuite, on d√©couvre les ponts de lumi√®re tangible, des passages produits par un g√©n√©rateur plac√© dans la salle et que l'on peut faire transiter via les portails pouvant servir de ponts ou de barrages. Puis viennent 3 types de gel qui s'√©coulent de gigantesques robinets ou de conduites √† l'√©tanch√©it√© douteuse. Le premier, le bleu, est un gel r√©pulsif, appliqu√© sur une paroi il permet d'y faire rebondir tout ce qui la percute ou, si vous le r√©pandez sur un objet (cube ou tourelle), de les transformer en ballon. Le gel orange pour sa part acc√©l√®re fortement vos mouvements. Enfin, le gel blanc permet de transformer les surfaces sur lesquelles il n'√©tait pas possible de cr√©er un portail en r√©ceptacle pour ces derniers. La plupart du temps, il faudra trouver un moyen d'acheminer ces gels l√† o√Ļ on en a besoin, soit via des portails bien plac√©s, soit, par exemple, √† l'aide de la derni√®re nouveaut√© : les tunnels. Comme les ponts de lumi√®re, ces derniers proviennent d'un g√©n√©rateur et peuvent entrer et sortir d'un portail. La diff√©rence, c'est qu'ils sont auto-moteurs, si vous ou autre chose entrez dedans, √ßa avance tout seul. Un interrupteur permettant √† l'occasion de changer la direction du flux.

L'ensemble de ces √©l√©ments se retrouve combin√© de fa√ßon souvent inattendue et vari√©e. Pour ne pas dire tordue. Tenter de d√©crire certains des puzzles de Portal 2 a tout de la gageure et on ne le fera pas pour deux bonnes raisons. La premi√®re, c'est qu'on voit mal comment s'y prendre pour expliquer un puzzle en 3D en texte, la seconde, c'est qu'on ne va tout de m√™me pas vous ruiner la surprise. En revanche, ce qu'on ne va pas se priver de pr√©ciser, c'est √† quel point le level design du jeu tient de l'art. A chaque nouvelle d√©couverte, une salle simple vous aide √† comprendre les m√©caniques introduites, ensuite, fini de jouer, on vous met √† l'√©preuve. L'ing√©niosit√© des salles est admirable. Le joueur se retrouve confront√© √† une √©nigme tordue, essaie des choses, se plante et lorsque, eur√™ka, survient la solution, on se surprend bien souvent √† crier au g√©nie, un sourire en coin. L'un des points qu'il convient d'ailleurs de saluer concerne la courbe de progression et le dosage de la difficult√© du jeu. M√™me le moins patient des joueurs (hem) ne peste jamais contre le soft, malgr√© des moments de blocage intense et de ratages complets de ses tentatives. Le plus enthousiasmant √©tant que m√™me les tests en apparence les plus complexes ont en fait une solution qui finalement est toute b√™te. D'ailleurs, sachez que les "skills" pures et dures, des acrobaties hyper pointues, ne sont pas vraiment mises √† contribution et que le niveau d'adresse requis n'est pas plus √©lev√© que dans le premier Portal. En revanche, que ceux qui s'attendent √† √™tre pris par la main passent leur chemin. A l'heure o√Ļ il est de bon ton de tout indiquer au joueur, Valve vous laisse au contraire vous d√©patouiller, ne vous explique jamais o√Ļ aller et ne vous met jamais sur la voie de la solution. C'est particuli√®rement sensible lors du second acte du jeu.

Portal 2 et ses 10 chapitres se d√©coupent en effet grossi√®rement en 3 segments au cours desquels vous verrez diff√©rentes choses en mati√®re de m√©caniques mais aussi d'ambiance. Ainsi, apr√®s 5 chapitres, vous aurez droit √† une toute autre vision d'Aperture dont on ne vous fera pas la description d√©taill√©e (encore et toujours le spoil). Simplement, sachez qu'ici les puzzles adoptent une forme bien diff√©rente qui n'a rien √† voir avec les salles de test relativement petites auxquelles vous √™tes habitu√©. Ici, on donne dans le puzzle g√©ant, √† la limite de l'exploration, dans lequel la premi√®re difficult√© ne sera pas seulement de savoir comment aller d'un point A √† un point B mais de trouver ce foutu point B qui est hors de vue. Durant ces deux chapitres "hors sujet", le gameplay change de fa√ßon assez nette, offrant une diversit√© √† laquelle on ne s'attendait pas et un √©clairage sur l'histoire de Portal. A titre d'exemple, l'une de ces caract√©ristiques est la multiplication des surfaces "anti-portail" qui va s√©rieusement aff√Ľter votre sens de l'observation et du pixel hunting. On regrette toutefois que cela marque √©galement une petite baisse de rythme, aussi bien dans la progression que dans l'ambiance. Une chute relative cependant et qui ne dure finalement que peu de temps (2 chapitres sur 10). De fa√ßon g√©n√©rale, Portal 2 propose des environnements plus vari√©s, plus vastes et quelques scripts de mise en sc√®ne qui lui donnent un aspect plus √©pique, un peu moins clinique, sans pour autant donner dans une surench√®re de grand spectacle, l√† encore, le juste √©quilibre est atteint et l'esprit orignal conserv√©.

Non content d'√™tre diaboliquement agr√©able √† jouer, Portal 2 est en plus une perle d'√©criture et l'un des tr√®s rares jeux vraiment, vraiment dr√īles. Et on ne parle pas de petits sourires mais d'√©clats de rires. Dans ce huis clos absurde, vous serez confront√© √† une GLaDOS vex√©e comme un pou que vous l'ayez tu√©e et qui ne cessera durant un temps de vous lancer toutes sortes de piques acerbes et √©trangement pu√©riles. R√©pliques qui laissent transpara√ģtre, malgr√© sa froideur, la profondeur du personnage contraint de n'avoir pour seule compagnie que l'humaine qui l'a assassin√©e. Mais vos rapports √©volueront lentement, de m√™me que son expression qui, de fa√ßon subtile et parfaitement amen√©e, change au fil du jeu. Quant √† Wheatley qui vous accompagnera ponctuellement, il a tout de l'ic√īne en devenir du jeu vid√©o. Interpr√©t√© de fa√ßon magistrale en V.O. par l'acteur Stephen Merchant, son accent british contraste avec son imparable b√™tise et son c√īt√© loser attachant. Jamais p√©nible ou lourd, chacune de ses interventions est un r√©gal. Et si la V.O. est √©videmment pr√©f√©rable, n'ayez crainte, la V.F. est d'aussi bonne facture, que l'on parle de Wheatley, de GlaDOS, des sentinelles ou du personnage suppl√©mentaire dont vous allez faire la connaissance, si l'on peut dire. L'√©criture, l'humour, l'interpr√©tation sont intelligents, fins, brillants m√™me et n'ont rien √† envier au cin√©ma. Portal 2 sur ce point renvoie aux vestiaires quantit√© de productions vid√©oludique aux ambitions cin√©matographiques illusoires.

Vous √™tes pr√™t pour une nouvelle couche ? Apr√®s avoir termin√© la campagne solo (entre 8 et 10 heures), vous aurez droit √† presque autant de temps de jeu en coop. Un mode qui n'est pas une cerise sur le g√Ęteau mais carr√©ment un second g√Ęteau. Dans ces salles de tests pens√©es pour le travail √† deux, ce sont deux robots que les joueurs contr√īlent, Atlas et P-Body, chacun arm√© de son propre portal gun. Chaque flingue cr√©ant deux portails reli√©s l'un √† l'autre et avec la possibilit√© pour l'un des deux de franchir les portails de l'autre. Tous les √©l√©ments suppl√©mentaires du mode solo sont bien s√Ľr r√©utilis√©s (gels, tunnels, ponts, lasers). On retrouve en coop le m√™me g√©nie du level design, peut-√™tre m√™me plus encore. Du coup, l√† non plus, pas question de s'amuser √† faire des descriptions de ce qui vous attend, mais n'ayez aucun doute, vous allez vous creuser la t√™te, faire des acrobaties en duo et surtout devoir compter l'un sur l'autre. D'ailleurs, l'un des gros points forts de ce mode coop est sa fa√ßon de ne jamais laisser un joueur en plan, on a toujours un truc √† faire. Il va de soi que Valve a pens√© √† tout un attirail d'outils visant √† faciliter le travail en duo. Le premier est un syst√®me de picture in picture qui permet √† un joueur d'afficher sur son √©cran ce que voit son √©quipier. Le syst√®me de pointeur sert pour sa part √† d√©signer une zone et √† indiquer ce qu'il faudrait y faire. Enfin, certaines actions devant √™tre r√©alis√©es simultan√©ment, il est possible de lancer un d√©compte. Et puis bien √©videmment, il faut taper la causette, beaucoup, tout le temps. Et pour faire joli, un panel de gestuelles genre high five, danse ou c√Ęlin sont pr√©sents, des pitreries qui vous vaudront souvent des r√©primandes de GLaDOS, car oui, l'IA est aussi dans le mode coop.

Constamment présente, GLaDOS ne manquera pas une occasion de chambrer les joueurs en fonction de leurs actions ou de leur inaction. Vannes fréquentes, références au mode solo (mieux vaut donc le terminer avant), GLaDOS adapte ses répliques à ce qui se produit dans le jeu, enfonçant régulièrement un joueur ou le félicitant pour certains accomplissements, y compris ceux consistant à tuer, de façon plus ou moins accidentelle, son partenaire. Les différentes salles de tests sont accessibles depuis un hub central dans lequel vous pourrez même consulter quelques statistiques. Et si on aurait pu être tenté de considérer le mode coop comme un complément au sol, il n'en est rien. Le nombre de défis suffira à vous occuper un bon moment et vous pouvez compter sur environ 8 heures de jeu qui seront prolongées par l'inévitable arrivée de DLC.



Les Notes

Graphismes 14/20
Le moteur graphique n'est pas le point fort du jeu. Le Source Engine prend vraiment de l'√Ęge malgr√© quelques mises √† jour et on reconna√ģt des textures issues de Half-Life 2. Par ailleurs, sur Xbox 360, l'aliasing est √©trangement tr√®s prononc√© alors que les versions PS3 et PC n'en souffrent pas. Heureusement, l'esth√©tique et le design sauvent la mise et il suffit d'avoir admir√© Atlas ou P-Body se prendre un mur en plein saut pour pardonner les lacunes techniques.


Jouabilité 19/20
Jouer à Portal 2 c'est redécouvrir le bonheur de faire face à une énigme complexe, qui semble insoluble et qui pourtant dispose d'une solution qui à la fin nous semble si évidente qu'elle en est forcément géniale. Les mécaniques sont intelligentes et le gameplay est aussi original que novateur, en solo comme dans l'excellentissime mode coop.

Durée de vie 16/20
Le temps de complétion du mode solo varie pas mal d'un joueur à l'autre, on comptera de 8 à une bonne dizaine d'heures selon les cas. Le mode coop pourra vous tenir en haleine entre 6 et 8 heures. On rejouera facilement au solo rien que pour l'ambiance.


Bande son 19/20
La B.O. mise sur la musique √©lectronique, √† la fois discr√®te et de qualit√©, ce qui colle √† la perfection √† l'univers. Les doublages en V.O. sont d'une qualit√© rare, essentiellement gr√Ęce √† l'acteur Stephen Merchant (Wheatley). La V.F. n'a pas non plus √† rougir et dans les deux cas, les dialogues sont jouissifs.


Scénario 17/20
Le scénario comprend quelques rebondissements, et un éclairage sur l'histoire des laboratoires Aperture mais surtout, c'est l'univers si particulier de Portal, coincé entre les Monty Pythons et Kafka, qui transpire de chaque bout de mur, que l'on aime et qu'on ne veut plus quitter. Notez que si vous espériez la mise en évidence du lien entre Portal et Half-Life, n'en attendez pas trop au-delà du clin d'oeil.

Note Générale 19/20
Dans ses m√©caniques autant que dans son √©criture, Portal 2 est tout simplement brillant, intelligent et terriblement dr√īle. Un constat qui vaut aussi bien pour son mode solo que pour son mode coop qui convertira m√™me les allergiques au multijoueur. Un titre r√©solument incontournable dot√© d'un gameplay sans cesse renouvel√© et de r√©pliques qui ne tarderont pas √† devenir cultes.
 
Statut
N'est pas ouverte pour d'autres réponses.


Haut